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L’environnement, une affaire de tous

Avec 231 hectares de superficie, dont 50 hectares de parcs et forêts (soit 69 m² de verdure par habitant), Villemoisson est une commune de l’Essonne où la nature occupe une place centrale.


Les mesures concernant l’environnement, proposées dans le programme d’Osons Villemoisson sont issues d’une démarche collective s’articulant dans la continuité du plan climat-air-énergie territorial (PCAET) de la communauté de communes Cœur Essonne (https://www.coeuressonne.fr/plan-climat-air-energie-territorial-pcaet).


La démarche de travail a d’abord consisté à recueillir les idées, les attentes et les besoins des habitants lors d’ateliers, de rencontres et de porte à porte. Des questionnaires et des sondages ont permis de prioriser les sujets qui ont ensuite été regroupés dans des grands axes de travail. Ce sont ces cinq axes que nous vous présentons ci-dessous. Chacun d’eux a été détaillé en actions concrètes en identifiant objectifs, méthodologie, partenaires éventuels, budget et possibilité de subvention.





Sanctuariser notre patrimoine vivant


Pour pouvoir préserver, valoriser et entretenir notre patrimoine vivant (on parle ici de la faune et la flore locales aussi bien celles des espaces publiques que des particuliers), il faut déjà commencer par en faire un recensement. Il n’existe pas, à ce jour d’inventaire complet. Quelles essences d’arbres trouve-t-on majoritairement sur la commune ? Quels types de végétation y pousse ? Y a-t-il des hérissons, renards, chauve-souris ? Quelles espèces d’oiseaux peut-on croiser dans nos jardins ? Quels sont les nuisibles installés et dans quelles proportions ? Il convient de connaître notre patrimoine pour pouvoir l’entretenir, l’enrichir, le valoriser. Est-il gourmand en eau ? Craint-il le froid ou la chaleur ? Est-il sensible aux maladies ?


L’atlas de la biodiversité communale (ABC) est un outil que nous nous proposons de mettre en œuvre. Il s’agit de dresser un inventaire complet de la faune et de la flore locales. Il permet une cartographie complète des trames vertes (les parcs et forets avec pour objectif de les relier), bleues (les rivières) et noires (les zones qui restent dans le noir la nuit) de notre commune. C’est un projet collectif, pédagogique et éducatif, financé à 80 % par France Nation Verte, soutenu et proposé par l’Office français de la biodiversité (OFB). Sa mise en place se fait sur une durée de 1 à 3 ans, en collaboration avec les habitants, les associations, les écoles et structures de loisirs, qui réalisent les inventaires, pilotés par un intervenant extérieurs (https://ofb.gouv.fr/les-atlas-de-la-biodiversite-communale).


L’objectif est, pour les habitants, de mieux connaître la faune et la flore environnante et donc de se sensibiliser à sa préservation. À l’échelle de la commune, cela permettra plus de cohérence dans les aménagements urbains, aussi bien esthétique que fonctionnelle ou financière, notamment en ce qui concerne le plan local d’urbanisme (PLU).


« Connaître pour mieux préserver : l’atlas de la biodiversité communale sera notre boussole pour agir »


Lutter contre les nuisibles (moustiques, frelons asiatiques, chenilles

processionnaires…)


Villemoisson est colonisée par le moustique-tigre (source : ARS), c’est désormais un enjeu de santé publique. Nous proposons plusieurs actions clés. D’abord sensibiliser et former les habitants et les agents des services techniques à limiter la prolifération et le développement des nuisibles. Certains gestes sont à connaître et à adopter. Ensuite, favoriser les prédateurs naturels (chauves-souris, oiseaux, batraciens). Pour les plus fragiles, il s’agira d’installer des bornes anti-moustiques près des lieux accueillant un public sensible et à risque (crèches, maisons de retraite…) en promouvant un piégeage biologique et naturel pour limiter les effets potentiellement toxiques de certaines substances. Ces mesures (formations, prédateurs, pièges) sont applicables aux autres nuisibles.


Renforcer la résilience climatique de notre commune


Les décisions prises dans l’aménagement urbain ont un impact sur les effets des évènements climatiques violents (canicules, très fortes pluies…). Pour limiter cet impact négatif, il convient d’agir sur la végétalisation et la bétonisation. Voici 4 actions concrètes :


- Mise en place du passeport vert : il s’agit de permettre et encadrer la végétalisation de micro-espaces publics par un collectif de citoyen. Vous souhaitez végétaliser une bordure ou une petite surface dans un quartier de la ville ? Moyennant un projet déposé et une convention avec la mairie, cette dernière finance les végétaux. En contrepartie, les habitants s’engagent à entretenir cet espace.


- En plus des actions de remplacement systématique des arbres coupés, nous souhaitons définir un objectif de plantation d’arbres minimum par année pour rafraîchir et végétaliser la ville.


- Les ilots de chaleur sont aussi augmentés par les matériaux imperméables recouvrant les sols qui absorbent le rayonnement solaire pour le restituer ensuite. La désimperméabilisation et la renaturation de certains espaces inutilisés pour la circulation permettront de limiter les îlots de chaleur et de favoriser l’infiltration des eaux de pluies.


- Nous soutenons la création d’oasis de fraîcheur (pergolas, zones ombragées végétalisées) dans les espaces publics minéralisés pour que les épisodes de forte chaleur soient moins impactant sur notre santé à tous


Investir dans les espaces publics, c’est aussi investir pour la santé


La nature possède un impact reconnu sur notre santé, notamment en agissant sur le stress. Voici les mesures que nous souhaitons mettre en place pour favoriser le sport, la mobilité et la convivialité.


- Installer du mobilier urbain de loisirs pour accompagner les jeunes et moins jeunes dans les activités de plein air et limiter la sédentarité. Accompagner la découverte et l’utilisation des parcours santé déjà présents sur la commune (il en existe deux, largement sous-utilisés, dans le parc des Erables et dans le bois des Genoux Blancs).


- Augmenter l’offre de mobilier urbain de repos pour profiter de l’incroyable action de la nature sur notre récupération face au stress de notre quotidien ou tous simplement s’épanouir de notre patrimoine vert.


- Compléter le dispositif de la mobilité douce (en complément du plan mobilité douce de Cœur Essonne ; https://www.coeuressonne.fr/vos-services/mobilites/velo) et profiter au mieux du potentiel de voie piétonne et parcs disponible sur notre commune tout en diminuant l’impact polluant de nos déplacements.


- Créer un théâtre de verdure, un espace naturel permettant de transmettre confortablement et d’établir des activités pour les écoles et les structures de loisirs afin de promouvoir l’école du dehors ou les activités collective en extérieur.


« Les espaces verts apaisent du stress et renforcent les liens sociaux »


Gérer les intelligemment nos ressources énergétiques


Notre environnement, ce sont aussi nos ressources en eau et en électricité. Nous proposons de réduire les coûts et l’empreinte écologique par le biais de plusieurs actions concrètes :


- Poursuivre et amplifier la rénovation énergétique de nos bâtiments publics et mettre en place des outils d’évaluation et de maîtrise de notre consommation en ressources, comme, par exemple, la coupure automatique de l’électricité en soirée.


- Maitriser l’usage et préserver l’or blanc qu’est notre eau potable en installant des récupérateurs d’eau de pluie sur des bâtiments publics lorsque la nécessité l’exige pour l’arrosage et/ou le nettoyage des espaces extérieures.


- Privilégier dans les massifs des plantes vivaces et peu gourmandes en eau.


- Travailler sur l’intégration environnementale des ombrières dans le parking du Ludion. Ces ombrières sont constituées de panneaux photovoltaïques permettant d’augmenter la capacité d’autoconsomation électrique de la ville. Les économies réalisées sont évaluées entre 50 et 60 mille euros par an (selon M. Cholley qui a porté le projet).


- Rationnaliser et valoriser la production de biodéchets dans le parc des Genoux Blancs.


« Moins gaspiller, c’est préserver notre portefeuille et notre planète »

 
 
 

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